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Dans le cadre de la concertation sur la réforme de l’apprentissage lancée vendredi 10 novembre par le Gouvernement, l’Association Nationale des Apprentis de France (ANAF) était présente pour donner la parole aux apprentis et sera présente dans les groupes de travail. Alors que la concertation sur l’apprentissage est annoncée comme un rapport de forces entre les régions et les organisations patronales,  l’association souhaite remettre au centre les difficultés qui entourent l’apprenti. Six propositions fortes sont portées par l’ANAF pour améliorer sur le long terme cette voie de formation.

Une concertation avec un constat partagé mais des propositions divergentes

Présente dans son rôle de représentation des apprentis, l’association a pu écouter les propositions de chacun et faire part de celles des jeunes. Dans leur rôle, les organisations patronales se préoccupent de la complexité et des particularités pénalisantes de ce contrat tandis que les organisations syndicales se préoccupent de la sécurité de l’apprenti et de son salaire.

En contact avec les apprentis au quotidien, l’ANAF pense que ces propositions ne prennent pas en compte les réelles préoccupations et difficultés que l’apprenti rencontre tout au long de sa formation. Ce lancement a été l’occasion de présenter les propositions de l’association au Gouvernement et l’ANAF continuera de mettre en avant ses propositions lors des réunions de travail.

 

Placer l’apprentissage et ses points positifs au centre de la réforme

Le gouvernement souhaite une révolution et l’association ne peut qu’être d’accord avec cette initiative. Cependant, les chiffres de l’apprentissage ne bougent plus depuis des années (environ 350 000 depuis 2005), le taux de ruptures prématurées de contrat stagne, lui-aussi, à 28%. Malgré les discours flatteurs, cette voie de formation reste mal perçue par un grand notre de jeunes et leurs familles. L’orientation au collège et au lycée est aussi un point d’information important, lors de laquelle l’apprentissage doit être mis au même niveau que les autres possibilités.

Encore aujourd’hui, sur le site du Service Public, nous pouvons lire les mots suivant sur le Dispositif d’Initiation aux Métiers par l’Alternance (DIMA), faisant comprendre que tester l’apprentissage coïncide avec une situation d’échec  :

“Un jeune voulant entrer en apprentissage ou rencontrant des difficultés d’adaptation au collège peut demander à accéder à une formation appelée dispositif d’initiation aux métiers en alternance (Dima).”

Six propositions en faveur des apprentis

Ainsi au moment où s’ouvre les concertations, l’ANAF souhaite participer à l’effort de réflexion en apportant ses principales propositions pour la réussite et le développement de l’apprentissage. Pour cela l’association propose [Voir le dossier complet] :

  1. Une aide améliorée  des familles et des jeunes dans le choix d’orientation par des expériences concrètes et des communications adaptées
  2. La création d’une vraie synergie entre entreprise et CFA pour individualiser le contenu des formations en faveur des apprentis
  3. La multiplication  des passerelles pour que le choix d’une formation en apprentissage ne soit pas identifié comme une impasse
  4. La lutte contre  la rupture des contrats en responsabilisant l’entreprise, le CFA et l’apprenti avec un  dialogue permanent
  5. L’aide  des apprentis dans leurs problématiques liées au transport, à l’hébergement et à leur mobilité internationale
  6. L’amélioration de  la représentativité des apprentis dans les établissements ainsi que sur le plan régional et national

Sans initiative tournée vers les apprentis et la pédagogie, cette réforme risquerait de ressembler aux autres tentatives soldées par un échec.

 

A PROPOS DE L’ANAF

L’ANAF est la première structure en France de représentation des apprentis et de leurs intérêts.

Elle était présente lors de l’ouverture des concertations, en tant que représentant des apprentis. Elle participera à toutes les réunions de travail et à toutes les plénières sur la réforme de l’apprentissage. Elle participera à la rédaction du rapport qui sera rendu au Gouvernement.

Elle a pour but de promouvoir l’apprentissage auprès des étudiants et de leur famille. Son rôle se poursuit ensuite, puisque l’association renseigne, aide et accompagne les apprentis tout au long de leur parcours. En 2017, 390 100 jeunes ont porté intérêt à l’association. Elle est dirigé par un conseil d’administration de 5 anciens ou actuels apprenti et compte 3 salariés et 3 services civiques.

Elle fait partie du Conseil d’Orientation des Politiques de Jeunesses (COJ) et du Comité d’Action Publique 2022 (CAP 22), placés auprès du Premier Ministre, pour représenter les apprentis.

www.francealternance.frfacebook.com/assoanaf@anaf_fr

Contacts presse

Aurélien CADIOU, Président, aurelien.cadiou at francealternance.fr

Badr BIEDE, Directeur général, badr.biede at francealternance.fr