Vous êtes parent d'un jeune (futur) apprenti

Qu’est-ce que l’alternance ?

L’alternance est un système de formation qui permet d’allier l’apprentissage théorique et l’apprentissage pratique et professionnel. Avec ce dispositif, un jeune peut préparer un diplôme en alternant entre période de formation sur les bancs de l’école, et période de formation en entreprise, afin de mettre en application ses savoirs, et de les approfondir.

Le rythme d’alternance est variable, en fonction du diplôme préparé et de la formation suivie, mais le plus souvent, l’élève passe la moitié de la semaine en entreprise, ou, sous un autre schéma, plusieurs semaines de suite.

Grâce à l’alternance, le jeune valide non seulement un diplôme, mais apprend également un métier, en acquérant de l’expérience professionnelle.

Qu’est-ce que l’apprentissage ?

L’apprentissage est l’un des dispositifs de formation en alternance. Il est accessible à tous les jeunes de 16 à 25 ans, et permet de préparer un diplôme professionnel du CAP au BAC +5. Il se caractérise par un contrat d’apprentissage d’une durée maximale de 3 ans, par le biais duquel l’apprenti est lié à la fois à l’entreprise et à son centre de formation.

Alternance : pour les jeunes de quel âge ?

L’alternance, qu’elle soit actée par un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, vise principalement les jeunes de 16 à 25 ans. Une dérogation peut être accordée à un jeune travailleur handicapé âgé de plus de 26 ans, ou aux plus de 26 ans ayant pour projet de créer ou de reprendre une entreprise. Le contrat de professionnalisation vise également les demandeurs d’emploi et bénéficiaires du RSA.

3 idées reçues sur l’apprentissage

  • L’apprentissage, la voie des cancres ? Et bien non. C’est même plutôt l’inverse, puisque les élèves en apprentissage passent le même diplôme que les élèves en formation initiale, avec le même programme… Le tout, en passant la moitié de leur temps en entreprise !
  • L’apprentissage, seulement pour les garçons ? Là encore, on fait fausse route. Aujourd’hui, plus le niveau de diplôme monte, plus les filles choisissent elles aussi l’alternance (les formations en alternance de niveau bac +3/4 sont choisies par des filles à 45 %).
  • L’apprentissage, des diplômes moins prestigieux ? Encore non. Les diplômes sont exactement les mêmes qu’en formation initiale, et ils permettent en plus d’acquérir de l’expérience professionnelle. Ils sont donc au contraire très prisés des employeurs !

Voir plus d’idées reçues

L’apprentissage : une formation d’avenir

Sortis de l’école avec des diplômes de plus en plus prestigieux et des années d’études derrière eux, les jeunes peinent malgré tout à trouver leur place sur le marché de l’emploi. D’entretiens professionnels en entretiens professionnels, c’est toujours la même phrase couperet qui tombe : « Vous avez de bonnes qualifications, mais pas d’expérience ».

Aujourd’hui, l’alternance est un énorme facilitateur d’embauche. En plein développement, le système va être amené à prendre, dans les années qui viennent, de plus en plus d’ampleur, d’autant que l’Etat est aujourd’hui à pied d’œuvre pour inciter les entreprises à recruter des apprentis.

 

Les différents parcours de formation / diplômes

Les formations en alternance sont accessibles du CAP au BAC +5. Un jeune peut ainsi démarrer par un apprentissage avant de regagner la voie initiale, ou l’inverse, faire tout son parcours en apprentissage, ou se contenter du premier niveau de diplôme. Les diplômes en question se préparent en CFA, au lycée, à l’université ou même dans certaines grandes écoles.

Diplômes du secondaire accessibles en alternance :

NIVEAU V

  • CAP : Certificat d’Aptitude Professionnelle
  • CAPA : Certificat d’Aptitude Professionnelle Agricole

NIVEAU IV

  • BAC PRO : Bac Professionnel
  • BP : Brevet Professionnel
  • BTM : Brevet Technique des Métiers

Diplômes du supérieur accessibles en alternance :

NIVEAU III (BAC+2)

  • BM : Brevet de Maîtrise
  • BTS : Brevet de Technicien Supérieur
  • DUT : Diplôme Universitaire de Technologie
  • Titres RNCP : Répertoire National des Certifications Professionnelles

NIVEAU II (BAC+3, BAC +4)

  • LPRO : Licence professionnelle
  • Bachelors
  • Titres RNCP : Répertoire National des Certifications Professionnelles
  • NIVEAU I (BAC+5)
  • Master
  • Titres d’ingénieurs

Quelle(s) démarche(s) pour inscrire un jeune ?

Avant tout, celui-ci doit trouver un centre d’apprentissage, ainsi qu’une entreprise pour l’accueillir.

Une fois que votre jeune a fait son choix d’orientation, identifié le secteur dans lequel il souhaite travailler, et le diplôme qu’il veut préparer, le plus simple est de commencer par chercher une entreprise : comme n’importe quel demandeur d’emploi, le jeune va devoir réaliser un CV, une lettre de motivation et démarcher les entreprises pour décrocher des entretiens.

Attention : après son Bac, le jeune doit formuler 3 vœux d’orientation professionnelle. S’il souhaite s’orienter vers une formation en alternance, mais qu’il n’a pas encore trouvé d’entreprise pour l’accueillir, il lui faudra penser à inscrire, dans ses trois vœux, une formation qui lui sera accessible quoi qu’il en soit, au cas où il échouerait à intégrer un apprentissage.

Une fois l’entreprise trouvée, ne reste plus qu’à trouver un centre de formation qui dispense le diplôme que le jeune souhaite préparer, pour pouvoir s’inscrire. Il est néanmoins conseillé aux jeunes de contacter le centre de formation parallèlement à ses recherches d’entreprise : il pourra ainsi bénéficier de conseils et du réseau du CFA.

Quelles différences entre contrat d’apprentissage / de professionnalisation ?

Les deux types de contrats poursuivent le même objectif de formation. Ils sont néanmoins différents pour plusieurs raisons :

  • Ils ne visent pas toujours les mêmes publics,
  • Ils ne donnent pas lieu aux mêmes types de diplômes
  • Ils n’ont pas la même durée minimale de formation
  • Ils ne donnent pas accès à la même rémunération pour l’apprenti

En savoir plus sur les différences entre contrat d’apprentissage et contrat de professionnalisation

Rompre un contrat d’apprentissage

Il peut arriver que la formation en alternance choisie par un jeune ne corresponde finalement pas à ses attentes, ou qu’un problème impossible à résoudre survienne au cours de celle-ci. Dans ce cas, il est possible de lancer une procédure de rupture de contrat d’apprentissage.

Aurélien, 24 ans

Aurélien, 24 ans

futur ingénieur

A 24 ans, j’aurai 9 ans d’expérience professionnelle derrière moi, ainsi qu’un diplôme d’ingénieur. L’alternance permet de gagner un grand nombre d’années d’expérience et, du coup, d’obtenir un poste à responsabilités à la fin de mes études.

Lire son interview

C’est le nombre total d’apprentis en France en 2014

4,7 milliards d'euros : c’est le montant des dépenses nationales allouées à l’apprentissage en 2014

%

C’est le pourcentage d’apprentis ayant moins de 18 ans en 2014

%

C’est le pourcentage d’apprentis préparant un diplôme supérieur au BAC+2

Quel salaire pour les jeunes ?

Chaque apprenti est rémunéré pour son travail dans l’entreprise, en fonction d’un pourcentage du SMIC sur une base de 35 heures. Ce salaire évolue en fonction de l’âge de l’apprenti et de l’année d’exécution du contrat. Il est calculé comme suit :

En première année de contrat, l’apprenti touche 25 % du SMIC s’il a moins de 18 ans, 41 % de 18 à 20 ans et 53 % au-delà de 21 ans.

En deuxième année de contrat, l’apprenti touche 37 % du SMIC s’il a moins de 18 ans, 49 % de 18 à 20 ans, et 61 % au-delà de 21 ans.

En troisième année de contrat, l’apprenti touche 53 % du SMIC s’il a moins de 18 ans, 65 % de 18 à 20 ans et 78 % au-delà de 21 ans.

Le salaire est différent en contrat de professionnalisation.

Apprentissage et chômage

Un jeune peut, sous certaines conditions, percevoir des indemnités de chômage après une alternance. Pour cela, il lui faudra :

  • avoir travaillé 6 mois durant les 22 derniers mois
  • ne pas avoir quitté son travail de manière volontaire
  • être physiquement apte à exercer un emploi
  • être à la recherche d’un emploi

Si ces conditions sont remplies, l’ancien alternant pourra faire sa demande d’inscription auprès de Pôle Emploi et percevoir des allocations.

Pour aller plus loin : Chômage, impôts, sécurité sociale, mutuelle

Quelles sont les aides pour vos jeunes ?

Les jeunes qui entrent en apprentissage peuvent bénéficier de certaines aides destinées à les soutenir financièrement :

  • La carte nationale d’apprenti, qui donne droit à différentes réductions. Renseignements auprès du CFA de l’apprenti.
  • Les régions peuvent en certains cas accorder des aides au logement ou à la restauration. Renseignements auprès de la région de domiciliation ou de scolarisation.
  • La carte TER Apprentis permet de bénéficier de réductions de 50 % sur les trajets réguliers laissés au choix de l’apprenti.
    Renseignements : SNCF
  • La Caisse d’Allocations Familiale de votre département peut aider l’apprenti en lui versant des allocations logement.
    Renseignements : site de la CAF
  • L’Aide mobili-jeune, en partenariat avec l’ANAF, attribue une allocation de 10 à 100 euros par mois pour aider le jeune en formation professionnelle à payer le montant de son loyer.
    Plus de renseignements

Quel est le rôle de l’ANAF à vos côtés ?

Grâce à son expertise, et à la confiance des institutions, l’ANAF est aujourd’hui la mieux placée pour défendre les intérêts des familles et des jeunes apprentis auprès des acteurs politiques de l’apprentissage : Gouvernement, Régions… Et elle s’y emploie. Progressivement, l’image de l’apprentissage change et l’Etat s’investit davantage.

Mais le rôle de l’ANAF ne s’arrête pas là. Au quotidien, elle est aux côtés des jeunes et des familles, elle les accompagne pour les aider à vivre sereinement leur période de formation. Elle peut également intervenir comme médiateur, en cas de difficultés rencontrées avec l’entreprise ou le CFA, et ne s’arrête jamais de leur délivrer de précieux conseils !

Notre accompagnement

L’accompagnement des jeunes est l’une des principales missions de l’ANAF : à leurs côtés dans leur recherche d’entreprise, elle s’emploie à leur apprendre les codes qui leur permettront d’entrer sereinement en contact avec des employeurs.
Grâce à sa démarche proactive, elle permet aux futurs apprentis de se montrer attractifs auprès des chefs d’entreprises, de manière à décrocher plus facilement un contrat.

Mais l’accompagnement ne s’arrête pas là. Une fois intégrés dans une formation professionnalisante, les jeunes peuvent garder l’ANAF comme référent, s’appuyer sur ses conseils, et faire appel à elle en cas de difficulté passagère. Pour que le temps de l’apprentissage soit vécu de manière sereine, et que l’apprenti puisse se concentrer sur l’essentiel.

A quoi donne droit l’adhésion à l’ANAF ?

Adhérer à l’ANAF, c’est tout d’abord avoir accès à tous les avantages offerts par l’association : un réseau puissant et actif, une chance supplémentaire de trouver une entreprise, un soutien juridique dans tous les démarches liées à la recherche d’alternance, une participation en exclusivité aux événements de l’association.

Mais adhérer à l’ANAF, c’est également devenir acteur de son propre apprentissage : en rejoignant l’association, les jeunes apprentis pourront participer à l’amélioration de notre action, ils seront valorisés en tant qu’apprentis, et ils évolueront au sein d’une équipe dynamique, qui s’engage au quotidien.

Une question / besoin d’être conseillé ?

Pour toute question ou demande d’informations, n’hésitez pas à nous contacter !

Contactez l'ANAF
Share This