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Les jeunes ont enfin la parole ! Pour préparer la première Rencontre de l’Engagement Professionnel, l’ANAF et ASTREES (Atelier Social du Futur) ont sondé la jeunesse. Forte d’un panorama réaliste et pluraliste de Français de moins de 30 ans (en recherche d’emploi, étudiants, apprentis, jeunes actifs diplômés…) l’enquête remet en cause les méthodes d’accompagnement actuelles des apprentis, et plus globalement de la jeunesse. Utile, sensible, et engagée : voila le portrait d’une génération d’incapables de capables !

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Stop aux clichés, oui aux réalités

Les jeunes sont conscients et consciencieux. Ils savent ce dont ils ont besoin pour réussir. Les résultats dressent un top 5 des conditions les plus importantes, selon eux, pour décrocher un job :

– les compétences (pour 79 %)
– l’effort personnel (pour 72 %)
– les relations (63 %)
– le diplôme (45 %)
– et… la chance (30 %)

Ils savent aussi ce dont ils ont besoin pour s’épanouir en milieu professionnel :

– Une ambiance de travail agréable (81 %)
– Une activité intéressante (74 %)
– Un équilibre vie privée/vie professionnelle

Ces résultats indiquent clairement que la jeunesse veut, par son engagement professionnel, être utile au quotidien et de manière proactive (lors d’une formation en alternance par exemple). Ils démontrent aussi, dans leur aspiration à l’épanouissement, un certain optimisme et ce pour les ¾ des répondants, notamment ceux qui travaillent (72 %) !

Jeunes, actifs et engagés

Leur engagement social est une histoire de sentiment, de ressenti… Selon 90 % des actifs de moins de 30 ans, ce qui prime est le sens (fierté du travail bien fait, utilité) et la reconnaissance. Cette réponse, souligne au marqueur leur besoin d’être écoutés et d’être associés aux travaux “d’adultes”, bref d’être considérés et responsabilisés. N’est-ce pas le point de départ de toute éducation ? Plus les jeunes sont proches du travail, plus le sentiment que leur avenir sera meilleur que celui de leur parents décroît… Par se sondage, l’ANAF et ASTREES visent à réfléchir aux nouvelles méthodes, déjà largement expérimentées, afin de ré-enchanter une jeunesse trop souvent laissée au second plan.

De nouvelles méthodes d’accompagnement

La démarche d’ASTREES fait bouger les choses et les pouvoirs publics prennent l’habitude de consulter les jeunes. Cette nouvelle méthode instaure une confiance transgénérationnelle et attribue directement un rôle aux jeunes dans l’espace professionnel et citoyen. Et cette collaboration mêlant expérience et regards novateurs ne peut que fructifier !

Et les syndicats dans tout ça ?

Frustrés, 58 % des jeunes en 2013 étaient prêts à rejoindre des mouvements de contestation (étude ASTREES “Génération quoi ?”). Paradoxalement seulement 8 % sont engagés dans un syndicat alors que 61 % en ont une vision positive. Le sondage révèle que le syndicalisme souffre d’une réputation de “grande gueule” qui n’agit pas assez (pour 15 %) ou d’un caractère trop has been (pour 10 %).

Finissons-en avec les interminables discours moralisateurs et redondants ! Laissons place à l’écoute et à la collaboration, constructive et fédératrice, favorisant la proactivité des jeunes actifs et/ou en formation. L’ANAF et ASTREES poursuivent aujourd’hui-même ces réflexions lors de la première Rencontre de l’Engagement Professionnel. Suivez l’événement en direct sur Twitter avec le hashtag #REP2015 ​!

Accédez à l’enquête intégrale menée par le Lab jeunes ASTREES.