Alors que les Régions de France quittent la concertation, mettant en cause la position déjà établie du Gouvernement à transférer la compétence de l’apprentissage aux branches professionnelles, l’Association Nationale des Apprentis de France souhaite avoir des garanties et engagements de chacun dans l’amélioration de la vie des apprentis. L’ANAF va rencontrer Florence POIVEY, membre du conseil exécutif du MEDEF le 18 janvier et Hervé MORIN, Président de l’Association des Régions de France, le 24 janvier.

La gouvernance, et ses ressources financières, en jeux

L’actualité de la concertation sur l’apprentissage porte sur le bras de fer entre les régions et les organisations patronales. En effet, alors que les réunions des groupes de travail avancent, les Régions de France ont quitté la concertation, indiquant que «Le gouvernement a arrêté sa ligne depuis le début du processus : la privatisation pure et simple de l’apprentissage par son transfert aux branches professionnelles ». L’Association Nationale des Apprentis de France, dans son rôle de représentant des apprentis souhaite alors replacer le débat sur les principaux intéressés : les apprentis.

 

Agir dans l’intérêt des jeunes en apprentissage

Dans ces conditions, l’ANAF a demandé à rencontrer Hervé MORIN (Régions de France) et Florence POIVEY (MEDEF) afin d’échanger avec chacun sur leur projet post-réforme dans le cas où ils auraient la compétence de l’apprentissage. Le but est d’avoir des garanties et des engagements de chacun sur leur volonté et leurs futures actions dans l’amélioration de la vie des apprentis tout au long de leurs parcours. Encore une fois, les sujets de l’apprentissage ne tournent pas autour des apprentis, ce qui risque de donner une réforme identique aux précédentes et, donc, sans effet positif ressenti par les jeunes.

 

Une liste de questions identiques pour chaque rencontre

L’association posera 10 questions identiques à chaque interlocuteur afin de prendre connaissance de leur projet, chaque réponse apportera un engagement qui sera ensuite suivi par l’ANAF. Les questions porteront sur les 6 propositions que l’association a faite pour cette réforme. Les sujets sont liés aux problématiques et freins concrets rencontrés par les apprentis au quotidien : orientation vers l’apprentissage (stage à l’école) et promotion de l’apprentissage, amélioration des échanges entre l’apprenti, le CFA et l’entreprise, réduction du nombre de ruptures de contrat, droit à l’erreur de l’apprenti, amélioration des aides apportées aux apprentis, prise en compte de la parole des apprentis dans les politiques adoptées et répartition des compétences entre les régions et les branches professionnelles.